Pendant l’événement jARTdins 2011

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Le graveur Marc Pessin, inventeur et à la fois découvreur, archéologue de la civilisation pessinoise, a de nombreuses fois organisé des chantiers de fouille, à la recherche de vestiges enfouis de cette civilisation.


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Ces vestiges ont ensuite été exposés de manière très muséographique : étiquetés, recensés. Marc Pessin les a même référencés dans des encyclopédies, comme d’authentiques trouvailles venant de temps immémoriaux.

Pour l’évènement jARTdins notre idée est de confronter l’homme Marc Pessin, son oeuvre, ses découvertes, avec une équipe de jeunes archéologues (conduite par C.Mani) et créer un événement artistique à partir de cette rencontre.


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Cet événement, comme tous les travaux de M.Pessin sur la civilisation Pessinoise, laissera planer le doute aux yeux du public (Pessin : artiste ou découvreur ?) car le caractère de ses fouilles sera absolument authentique.

On peut rêver l’équipe de Clément Mani comme les découvreurs d’objets nouveaux, de vestiges éclairant l’immense travail de l’archéologue Pessin. Ce dernier est présent sur ce chantier en tant que référence universitaire et savante. Il est venu avec les ouvrages qui contiennent la clé, permettant de comprendre ce que l’équipe de C.Mani vient de sortir de terre.


Installation proposée

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Une tente de type militaire, suffisamment grande pour être à la fois le bureau de Pessin et abriter quelques vitrines montrant les objets déjà découverts.


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Une grande table devant la tente sur laquelle les chercheurs déposent les objets fraîchement exhumés.


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Tout près, le chantier de fouilles à proprement parler.

*Comme auparavant les fouilles sous le tunnel des Echelles, aux Gorges de Saint Etienne de Crossey, aux Tourbières de Saint Etienne de Joseph de Rivière, sous le rocher du Fontanil et surtout sur le site des Charbinières à Saint-Laurent-du-Pont confirment que les Pessinois étaient bien originaires du massif de la Chartreuse.


Chez Pierre Cauvard à Voiron. Mai 2011.

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En 1998, le libraire-bouquiniste de Saint-Antoine l’Abbaye me contacte pour m’informer qu’il possède à la vente un ouvrage, gravé et manuscrit dont la page de titre est datée -1686-.
Certains textes sont manuscrits en latin et en français, quelquefois en Pessinois, ainsi que les planches de relevé de parcelles de terrains. Le libraire, connaissant mes recherches linguistes, spécialement concernant les langues imaginaires me soumet cet ouvrage, confié par un notaire dont le grand-père était lié à Carm Nissep, le célèbre archéologue décédé en 1854 dans l’incendie de Saint-Laurent-du-Pont. J’acquière cet ouvrage. Certains textes sont gravés en Pessinois, alphabet que je connais bien, ils mentionnent très souvent les villes de Voiron, La Buisse, Criel, Moirans. Je suis troublé.

Je m’informe, j’apprends que ces parcelles appartiennent à Monsieur Pierre Cauvard, rue Tour de Criel, à Voiron. Je me rends chez lui et lui montre ce mystérieux ouvrage. Monsieur Cauvard me donne l’autorisation de prospecter la parcelle citée sur les planches où figure le mystérieux relevé. Je contacte alors Monsieur Clément Mani, archéologue de la ville de Lyon e t son équipe, pour qu’ils prospectent cette parcelle figurant sous le numéro 62-52. Ils effectuent leurs recherches par électromagnétisme.
Ils repèrent une surface suspecte de 9 mètres par 2 mètres qui révèle des objets relativement volumineux. Les fouilles commencent le 20 mai 2011 sous la direction de Clément Mani et son équipe. Marc Pessin et Bernard Cathelin son fidèle équipier participent à cette opération.